Le quartier Belem à Lisbonne – Portugal

by Sita, 25 avril 2013
Le quartier Belem à Lisbonne – Portugal
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Le quartier historique de Belem à Lisbonne – Portugal

LISBONNE

Sita

A l’instar de Sintra, on peut y passer aisément une journée. Il est très facile de se déplacer à Lisbonne, pour se rendre à Belem, il suffit de prendre un tramway très moderne, electrico tram, on achète les tickets à l’intérieur il en coûte 5,70 euros aller-retour par personne. Le trajet dure une quarantaine de minutes et permet de découvrir le passé commercial et industriel de Lisbonne avec ses docks. Il permet de passer sous le vertigineux pont du 25 avril qui relie les deux rives du Tage.

Belem, contraction de Béthléem, se love sur les bords du fleuve le Tage, mais tout ici respire la mer. C’est de ce port que partaient les caravelles des découvreurs, il a été construit au pied de la colline du Restelo, sur une berge du fleuve qui s’est envasée depuis. Une atmosphère d’aventures maritimes anciennes s’y dégage, c’est un lieu mythique.

Nous avons fait le choix de commencer notre découverte du quartier en visitant le fameux Mosteiro dos Jeronimos (14 euros par personne avec une possibilité de billet combiné avec la tour de Belem) et nous ne regrettons vraiment pas, cet endroit est absolument superbe. Ce monastère qui a longtemps appartenu à l’ordre de Saint-Jérôme (les Hiéronymites) est un édifice exceptionnel et l’un des fleurons de l’architecture manuéline.

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Vasco de Gama

La visite de l’église est aussi une leçon d’histoire puisqu’y reposent de nombreuses personnalités et non des moindres, jugez-en plutôt : à l’entrée, on découvre les tombeaux de Vasco de Gama et de Camöes, de style néomanuélin, dans le chœur et les croisillons, les sarcophages des rois de d’infants de la dynastie des Avis, portés par des éléphants stylisés. L’église est une prouesse technique, elle avoisine les 100 mètres de long et est divisée en trois nefs par six piliers octogonaux semblables à de fins palmiers ornés de motifs végétaux.

 Et quand on découvre le cloître, on en a presque le souffle coupé, le calcaire blond de la vallée d’Alcantara, travaillé et sculpté est magnifié par les rayons du soleil et rend ce havre de paix magique.

Quelle splendeur, on y resterait des heures à admirer la richesse des matériaux, l’harmonie des proportions et la délicatesse des nervures, un étrange parfum d’Orient se dégage des dentelles de pierre. On se surprend à méditer installé sur un banc de pierre face à la cour intérieure qui est agrémenté d’un charmant jardin.

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Le cloitre

Ce cloître est composé de deux galeries, inférieure et supérieure, on peut y visiter la salle capitulaire et le réfectoire, qui conserve une belle voûte nervurée et une frise d’azulejos du XVIIIème siècle.

Avant de quitter le monastère, il faut faire un détour par le coro alto de l’église (accès par un escalier à côté de la salle capitulaire). Edifié par l’architecte Diogo de Torralva, il est orné de stalles et boiseries en érable et offre une vue plongeante sur la voûte de Santa Maria.

On poursuit notre balade à pied en longeant le bord du Tage, c’est une zone piétonne donc très agréable.

Sur le chemin, on rencontre l’imposant monument des découvertes, une immense proue qui avance fièrement sur le Tage et qui rassemble les grands hommes liés aux illustres aventures maritimes portugaises passées.

On peut y reconnaître sculptés : Henri le Navigateur, puis le roi Afonso V, Vasco de Gama, Cabral et Magellan, entre autres. C’est un peu prétentieux mais c’est très impressionnant.

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Monument des découvertes

Cette œuvre d’art a été érigée en 1960 pour le 500ème anniversaire de la mort de l’infant Henri le Navigateur.

A la vue des personnages massés à l’avant du navire, les Lisboètes ont donné à l’ouvrage le surnom de : « Poussez pas derrière ».

Un peu plus loin se dresse la Tour de Belem, construite dans la plus pure tradition architecturale manuéline. Elle est inscrite à l’inventaire du patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle témoigne de l’importance du port de Lisbonne à la Renaissance et de l’ancienne puissance navale que fut le Portugal.

On la doit à Francisco de Arruda qui édifia cette tour de défense dans les années 1515-1521, qui servait d’arsenal, de prison mais aussi de résidence aux capitaines du port. A l’origine, elle se dressait au milieu du Tage, à l’entrée de l’estuaire, mais le fleuve s’étant asséché à cet endroit à la suite du séisme de 1755, elle se trouve maintenant à portée du rivage, une simple passerelle permet d’y accéder. On peut la visiter pour 10 euros par personne.

Vous pourrez découvrir les cinq étages du bâtiment et notamment vous rendre compte du sort que l’on réservait aux prisonniers, on les jetait enchaînés dans des cachots, dans lesquels ils pataugeaient jusqu’à la mort dans les boues du Tage. Charmante époque…

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Pastéis de Belem

Et vous ne pourrez pas quitter Belem sans un détour à la mythique pâtisserie Pasteis de Belem, (84 à 92 rua de Belem) vous ne pourrez pas louper sa grande devanture bleue caractéristique, elle a un arrêt de tramway juste à côté, vous n’aurez donc pas d’excuse.

L’entrée se fait par la boutique à la décoration ancienne, deux solutions s’offrent à vous, soit vous achetez au comptoir pour emporter (à la pièce ou en coffrets), sinon dans l’arrière-boutique sont proposées plusieurs salles carrelées d’azulejos bleus pour déguster leurs fameux pastel de nata, petit flan posé sur une pâte feuilletée, très légère que l’on saupoudre de cannelle et que l’on engloutît en une bouchée. Mais quel délice, pour un petit prix : 1,05 euro par pastel sur place..

La recette de ces petites merveilles est tenue secrète depuis 1837, ce sont les religieuses du monastère des Hiéronymites qui l’ont mise au point et veillent sur elle jalousement.

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Sita
Sita Auteur, photographe
Je vis à Bordeaux, mais j’aime le voyage. Parce que c’est synonyme de dépaysement, de rencontres, de découvertes et d’échanges. Partir c’est aussi accepter de se bousculer, d’être surpris et ensuite de faire partager. Internet, les réseaux sociaux, les blogs sont une fenêtre d’échange et d’ouverture sur le monde qui permettent de transmettre nos émotions, sensations, notre vécu, notre ressenti à notre entourage, aux amis étrangers, expatriés, aux personnes rencontrées lors de nos pérégrinations et à tous les internautes inconnus qui voyagent sur et à travers la toile. L’envie de collaborer à Aventure-Voyage est née, tout d’abord, de ma rencontre décisive avec Khun DiDi, ensuite c’est le plaisir d’écrire, de revivre et de prolonger nos voyages. C’est le « prétexte » que je me suis donné pour interviewer les gens et raconter de l’humain.

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