Congé solidaire à Madagascar

by Sita, 2 mai 2012
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Comment concevoir le voyage différemment…

D’origine malgache, Robert Baillet vit en France depuis de nombreuses années. Il retourne régulièrement sur la terre de ses ancêtres, mais cette année, il a fait le choix d’un séjour  différent. Il est parti dans le cadre d’un congé solidaire, organisé par l’association Planète Urgence. Nous voulions partager avec lui cette expérience nouvelle et particulière. Il a accepté de nous raconter cette aventure humaine et de nous livrer ses impressions.

Tu retournes régulièrement à Madagascar visiter ta famille, pourquoi avoir choisi un congé solidaire cette fois-ci ?

Mon rêve de toujours est de pouvoir apporter de l’aide à mon pays de naissance, qui en a bien besoin, le congé solidaire était une opportunité.  De plus, je pouvais intervenir dans mon domaine professionnel (l’informatique) et donner un petit coup de pouce.

Pourquoi ton choix s’est-il porté sur l’association Planète Urgence ?

Le hasard fait bien les choses, je ne l’ai pas choisi c’est Khun DiDi, ton compagnon et mon ami qui en faisant une recherche internet sur un tout autre sujet est  tombé par hasard sur le site de cette association. Il m’a informé que Madagascar faisait partie des destinations possibles. Je me suis renseigné et c’est comme ça que j’ai connu l’association.

Le congé solidaire peut-être financé par son employeur, cela t’a-t-il été possible ?

Tout dépend de l’entreprise. Le journal Sud Ouest, pour lequel je travaille a participé au financement, ensuite j’ai pris sur mes congés et RTT. D’autres entreprises financent à 100%. Il ne faut pas hésiter à se renseigner. Ca permet de véhiculer une image positive de l’entreprise, et qui plus est, c’est déductible, à hauteur de 66%, des impôts.

Tu es informaticien dans la vie, tu avais choisi de faire partager ton savoir et tes connaissances, en quoi consistait ta mission ?

Plus exactement, technicien en informatique car le terme informaticien est large. Ma mission consistait à former  en bureautique des professeurs qui, pour la plus part, n’ont eu que très peu de pratique, et préparent leur cours sur papier. A la fin de la formation, ils ont pu mettre en pratique l’apprentissage, qu’on leur avait dispensé et ainsi avoir l’opportunité d’élaborer leurs cours sur ordinateur, et calculer la moyenne de chaque élève sur une feuille Excel. C’était là ma mission première. Mais j’ai dû bousculer mon emploi du temps car il y avait aussi la moitié du parc informatique en panne.  J’ai fait de la maintenance et mis en place une procédure de prévention de panne. Il faut savoir s’adapter aux besoins.

Comment s’est organisée ta mission, as-tu rencontré des obstacles, des difficultés auxquelles tu ne t’attendais pas ou alors au contraire, tout s’est-il déroulé simplement ?

Notre première difficulté était la réticence, car il n’y a pas eu de communication sur l’origine de notre mission.  Les stagiaires s’imaginaient que nous étions des formateurs payés par le gouvernement malgache. Tout s’est décanté le lendemain de notre arrivée, quand je leur ai expliqué en malgache que nous étions des volontaires et que nous avions converti nos congés en semaines de formation pour leur donner un coup de main.

Comment se sont passées les relations avec la population locale que vous aidiez ?

Les malgaches sont très discrets et peu expansifs, mais un regard, un petit signe de la main ou un sourire en dit long sur leurs approbations.

Que penses-tu de cette expérience, qu’en as-tu retiré, est-ce que cela s’est passé comme tu t’y attendais ?

C’est une expérience formidable, former et apprendre en même temps. J’étais un peu intimidé et angoissé car nous avions des professeurs en face de nous.  De plus,  nous ne sommes pas des formateurs à la base,  et c’est un métier à part entière.

Envisages-tu de retenter l’aventure, et si c’était le cas, quel type de mission choisirais-tu et dans quel endroit du monde ?

La réponse est OUI, je repartirai sans  problème, mais j’aimerais plus travailler vers les ados, un peu plus sur le terrain, en milieu ouvert, et surtout dans le domaine étude et sport. Mais ça ne veut pas dire que je ne suis pas sensible aux autres sujets, l’environnement par exemple.

Si tu devais conseiller quelqu’un qui souhaite prendre un congé solidaire, que lui dirais-tu ?

Je lui dirais d’y aller sans arrière pensée, car l’organisation de Planète Urgence est très au point. Le plus beau geste est celui de donner,  partager et d’être généreux. C’est une sorte de vertu dont l’auteur pourrait être bienheureux.

Sita
Sita Auteur, photographe
Je vis à Bordeaux, mais j’aime le voyage. Parce que c’est synonyme de dépaysement, de rencontres, de découvertes et d’échanges. Partir c’est aussi accepter de se bousculer, d’être surpris et ensuite de faire partager. Internet, les réseaux sociaux, les blogs sont une fenêtre d’échange et d’ouverture sur le monde qui permettent de transmettre nos émotions, sensations, notre vécu, notre ressenti à notre entourage, aux amis étrangers, expatriés, aux personnes rencontrées lors de nos pérégrinations et à tous les internautes inconnus qui voyagent sur et à travers la toile. L’envie de collaborer à Aventure-Voyage est née, tout d’abord, de ma rencontre décisive avec Khun DiDi, ensuite c’est le plaisir d’écrire, de revivre et de prolonger nos voyages. C’est le « prétexte » que je me suis donné pour interviewer les gens et raconter de l’humain.

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