Hebergement, se restaurer et boire un verre à Sao Tome

by Sita, 13 mars 2013
Hebergement, se restaurer et boire un verre à Sao Tome
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Nos coups de cœur pour se loger, se restaurer et boire un verre à São Tomé.

Plusieurs types d’ hébergements sont proposés sur l’île, de la chambre chez l’habitant jusqu’aux palaces. En bons baroudeurs, nous préférons les endroits qui ont une âme et qui nous permettent d’être au plus près de la population, vous aurez donc compris que nous n’avons pas testé les grands hôtels, nous avons plutôt privilégié les roças (anciennes plantations) mais pas seulement. Nous vous proposons de partager les lieux que nous avons aimés.

Focus sur les roças (avec l’aide du Petit Futé Gabon/Sao Tomé et Principe)

En portugais, roça signifie « défricher la brousse », « ouvrir des clairières » ou « terrain où l’on défriche la brousse ». Il désignait un système de plantation fondé sur la servitude. La roça, dirigée économiquement et administrativement par un maître portugais, était indépendante et vivait de manière quasi-autarcique. C’était de véritables villages, composés de la maison du maître et des maisons pour le personnel administratif, d’un hôpital, d’une église, et des baraques pour les travailleurs qui venaient des colonies portugaises. Elle était entourée de sa plantation où travaillaient les esclaves puis, à partir de 1878, date de l’abolition de l’esclavage, les travailleurs sous contrat. Un petit chemin de fer reliait l’ensemble de la roça au port d’où était exportée la production de cacao et café. Ce système prit fin après la chute du régime salazariste, lorsque Sao Tomé et Principe déclara son indépendance le 12 juillet 1975.

Sur la route du nord

Celvas à Guadalupe (1):

SAO TOME et PRINCIPECeleste et Vasco vous accueillent dans leur écrin de verdure et de calme, à l’entrée de Guadalupe à gauche, juste après le poste de police en venant de Sao Tomé. Ils proposent deux grandes chambres au prix de 45 euros avec petit déjeuner (très copieux). C’est d’un bon rapport qualité-prix, et c’est le seul véritable hébergement, à notre connaissance dans le coin. Eau chaude, climatisation ou ventilateur, sanitaire dans la chambre. Le restaurant est de très bonne tenue, service impeccable et professionnel, il faut compter environ 15 euros, c’est très fin. (exemple de menu : amuse-bouches : beignets de fruit à pain, calamars marinés, boulettes de poisson panés, soupe avec des morceaux de thon et du riz, puis deux sortes de poissons grillés avec un assortiment de légumes (chouchou, carotte, haricots verts) et beignets de banane, en dessert une mousse de fruit (sapsap)).

Deux perroquets assurent l’animation, et les chats de la maison font des courses poursuites dans le jardin. Les propriétaires projettent d’ouvrir des chambres supplémentaires avant l’été 2013 tout confort avec un tarif revu à la hausse.

Logement authentique, plein de charme, au cœur du village de Morro Peixe (2):

SAO TOME et PRINCIPEL’association Marapa qui œuvre pour protéger les tortues (propose une chambre dans leur local). Quand on arrive au village, il faut descendre jusqu’au port, vous trouverez la cabane aux tortues à droite et sûrement Hipolito Lima, le maître des lieux.

Hipolito nous a préparé un couchage spartiate mais néanmoins confortable sur la terrasse de l’association en récupérant un cadre de lit, en clouant des planches pour nous faire un sommier.

Nous avons même eu droit à la moustiquaire toute neuve. Très dépaysant, nous nous sommes endormis au son du ressac au plus près de la population (Gratuit mais faut faire un don !!).

  • Pour le contacter, +239 991 37 92 (ne parle que portugais). Le chef du village Aurélio parle très bien français. Le mieux c’est encore de s’y rendre. Vous serez très bien accueillis, c’est un village où les gens sont absolument charmants. L’argent revient à l’association leur permettant de poursuivre leur programme.
  • Internet: http://www.marapa.org/

Sur la route du Sud

Roça Micondo, baptisée L’escapade, une vraie maison d’hôtes (3):

SAO TOME et PRINCIPENous vous redirigeons vers cet autre article consacré à la roça Micondo:

http://aventure-voyage.fr/video-praia-et-roca-micondo-sao-tome-principe/

Notre coup de cœur, la roça Sao Joao (4):

SAO TOME et PRINCIPEJuste à l’entrée de Sao Joao Dos Angolares, sur la droite. C’est une ancienne grande maison coloniale qui domine toute la baie. Elle propose 6 grandes chambres, avec plus ou moins de couchages, toutes différentes, avec sanitaires particuliers ou communs, simples, rustiques mais authentiques (premiers prix à 38 euros).

L’un des atouts majeurs de cette roça, c’est son immense terrasse qui offre une vue magnifique sur le village et la mer, et invite à la détente et à la farniente avec des canapés confortables, des hamacs. Les repas se prennent aussi là, des menus gastronomiques (12 euros le midi et aux alentours de 15 euros le soir) sont proposés aux hôtes.

Il faut dire que le propriétaire artiste-peintre, Joao Carlos Silva, est un excellent cuisinier et anime des émissions télévisées au Portugal. Vous aurez peut-être la chance de le rencontrer et de pouvoir converser avec lui, nous n’avons malheureusement pas eu cette occasion.

SAO TOME et PRINCIPELe midi, Joei le responsable (tél : +239 9925505) qui parle français nous a proposé du thon mariné (huile, vinaigre blanc et épices), des croquettes de poisson avec un filet d’huile et des morceaux d’olives vertes, grandes chips de fruit à pain, rondelle de pomme grillés avec un petite morceau de saucisse, de la goyave grillée avec de la cannelle poisson en sauce avec haricots blancs avec de la farine de manioc et du riz au bacon, boulette de riz panée, marmelade de fruit de la passion confit avec un morceau de fromage, café de la plantation avec de la noix de coco confite. En partant il m’a offert deux magnifiques fleurs roses.

La maison regorge de vieux meubles et d’objets anciens, du début du XXème siècle, de salons douillets, ce qui rend le lieu très accueillant et chaleureux, le propriétaire a souhaité que sa maison soit un centre de promotion de la culture santoméenne. Ici on a l’impression d’être dans une vieille maison de famille chargée d’histoire. Vous l’aurez compris, c’est confortable, douillet, coquet, chaleureux et accueillant, le lieu mérite qu’on s’y attarde pour bien profiter de l’atmosphère feng shui à souhait.

Un endroit à découvrir absolument et à soutenir (5):

SAO TOME et PRINCIPEA la sortie de Sao Joao dos Angolares en descendant vers le sud, le Mionga est très bien indiqué. Tenu par un couple de Santoméens, Nelito et sa femme ont ouvert un charmant restaurant coloré il y a deux ans, et ont inauguré trois adorables chambres en janvier 2013, juste avant notre arrivée.

Ils ont joué avec la nature environnante, en intégrant par exemple dans une des chambres du bas un rocher, que le mur extérieur englobe. La construction est en dur pour sa partie basse, et en bois pour la partie supérieure.

L’intérieur est décoré avec goût et on y retrouve la fibre artistique du maître des lieux, de jolis rideaux taillés dans des tissus africains agrémentent les pièces, un patchwork de tissus parsèment les cloisons.

Le site offre une magnifique vue sur la rivière venant mourir dans la mer, les courants ont façonné une langue de sable où sommeillent les pirogues attendant l’heure de la pêche. Les enfants s’y baignent, y jouent, inondant l’atmosphère de leur rire ensoleillé.

SAO TOME et PRINCIPENous avons adoré le lieu, car c’est une rare initiative locale, décoré avec goût avec des sculptures en bois de Nelito lui-même, qui est avant tout un artiste, et avec les peintures très colorées d’un ami.

Le personnel est attentif et adorable, et on y déguste de savoureux mets locaux pour des prix très abordables (25 euros pour la chambre, petit déjeuner très copieux, et 10 euros le menu dégustation).

Le Mionga, à découvrir absolument, nous sommes complètement fans.

  • Nelito (il parle français) : +239 99 223 16.

Le dernier village au sud, Porto Alegre offre la possibilité de dormir chez l’habitant chez Osvaldo et Milo (6) pour 20 euros la nuit et 5 euros le repas. Leur maison-épicerie se trouve à la sortie du village à la jonction avec la piste qui mène à Jale.

SAO TOME et PRINCIPEQuand nous y sommes allés, ils nous ont laissé leur maison, nous logions dans une des chambres de la maison, très propre avec une très bonne literie, nous avons dîné dans la salle à manger familiale. Les sanitaires très propres sont à l’extérieur dans la cour intérieure. Le couple nous a réservé un très bon accueil.

Osvaldo assure aussi la réception pour l’écolodge de Jale, bungalows, les pieds dans l’eau et observatoire privilégié pour la ponte des tortues. Le lieu est géré par les communes par Porto Alegre et Malanza.

Nous n’avons pas pu le tester, car il est en cours de réfection pour une réouverture prévue avant l’été 2013.

Pour contacter Osvaldo qui parle français : +239 991 76 02 ou celui de sa maison : +239 226 11 04.

Il peut vous organiser le transport en pirogue avec un pêcheur local pour se rendre sur l’île de Rolas. Compter 10 euros par personne aller-retour, départ tôt le matin retour en début d’après-midi. Sinon, il suffit de se rendre sur le petit port de Porto Alegre, et négocier directement avec les pêcheurs.

Sur la route de l’ouest

SAO TOME et PRINCIPEEtape incontournable, le restaurant Santola à Neves (7), qui tient son nom d’un gros crabe, plat que l’on peut déguster au premier étage d’une ancienne maison en bois style colonial, en plein cœur du village.

Elle offre une vue colorée et animée sur la vie des habitants. On y mange de façon rustique, pas de couverts mais une planchette avec un maillet en bois pour casser les pattes de crabe et en venir à bout, un vrai régal (compter 10 euros par personne).

Au cœur de la forêt Santoméenne

La roça de Bombaim (8):

Le village...

Le village…

L’imposante roça colorée trône au milieu d’une grande clairière, une large allée mène à la demeure et témoigne d’un riche passé. Le temps semble s’être arrêté, l’atmosphère y est particulière. La maison reste belle malgré l’usure et les marques du temps, elle est spacieuse, loin de tout. On y accède grâce des pistes pavées larges et bien entretenues.

C’est l’endroit idéal pour les randonneurs et les amoureux de la nature, pour se reposer et profiter de l’environnement luxuriant de Sao Tomé. Dominguo qui parle français accueille les hôtes de façon très agréable, il est tout à fait charmant. On y déguste une excellente cuisine locale pour environ 10 euros.

Pour réserver, soit il faut passer par des guides locaux si vous faîtes un trek, sinon par les agences de voyage à Sao Tomé comme Mistral Voyage ou Navetur… on peut aussi se renseigner auprès du centre d’information de Sao Tomé.

La capitale Sao Tomé

SAO TOME et PRINCIPEPlusieurs offres de logement à différents prix sont disponibles, ce que nous avons testé n’était pas exceptionnel. En revanche pour manger, nous avons découvert plusieurs petites cantines bien « pur jus » au plus près de la population.

Tout d’abord, le Paraiso dos Grelhados ou le container bleu (9) au bord de la mer sur la route qui mène à l’aéroport. Quelques tables et chaises en plastique, le lieu est spartiate mais offre du poisson frais grillé. La propriétaire vient vous présenter la pêche du jour vous choisissez ce que vous allez manger, c’est servi avec du fruit à pain grillé, simple, efficace et goûteux pour environ 5 euros, alors à consommer sans modération.

Le B24 (10) au cœur d’un petit parc vers le musée national, cuisine locale, typique au milieu de santoméens, d’expat. Une valeur sûre pour moins de 10 euros. D’autres cantines s’alignent dans sa suite, nous les avons pas testés, à essayer.

SAO TOME et PRINCIPELe Xico’s (11) tenu par un occidental, repaire d’expats au cœur de Sao Tomé, le lieu est décoré de vieux objets, sacs de cacao et café en toile de jute, l’ambiance est agréable, la cuisine à l’américaine permet de voir le patron aux fourneaux, on y mange occidental (hamburgers, salades, glaces).

Le Plé Museu (12), à côté du Musée National, tenu par un portugais propose une cuisine occidentale et locale, d’excellentes frites, de la viande, du poisson pour moins de 10 euros.

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Sita
Sita Auteur, photographe
Je vis à Bordeaux, mais j’aime le voyage. Parce que c’est synonyme de dépaysement, de rencontres, de découvertes et d’échanges. Partir c’est aussi accepter de se bousculer, d’être surpris et ensuite de faire partager. Internet, les réseaux sociaux, les blogs sont une fenêtre d’échange et d’ouverture sur le monde qui permettent de transmettre nos émotions, sensations, notre vécu, notre ressenti à notre entourage, aux amis étrangers, expatriés, aux personnes rencontrées lors de nos pérégrinations et à tous les internautes inconnus qui voyagent sur et à travers la toile. L’envie de collaborer à Aventure-Voyage est née, tout d’abord, de ma rencontre décisive avec Khun DiDi, ensuite c’est le plaisir d’écrire, de revivre et de prolonger nos voyages. C’est le « prétexte » que je me suis donné pour interviewer les gens et raconter de l’humain.

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